Un après-midi de crise à l’ONU : entre intervention et crise au Sud-Soudan

Martin Kobler, haut-fonctionnaire de l’ONU et représentant du Secrétaire général de l’ONU en Libye, est intervenu au sein de l’Union africaine pour expliciter la crise que traverse la région.

Le représentant est revenu sur la situation grave et sur l’assassinat du maréchal Hafta. La symbolique est forte : l’ONU, institution internationale de protection de la paix et de la sécurité internationale, vient Il rappelle que la position des Nations Unies reste le respect de la souveraineté de la Libye, et que le gouvernement de l’union nationale reste la seule autorité politique légitime :

« L’objectif principal est alors de maintenir l’unité du pays, notamment face aux risques de séparatisme ou aux influences extérieures. L’ONU et l’Union africaine doivent travailler main dans la main pour maintenir la paix et l’unité du territoire libyen. La gravité est extrême, car le maréchal était reconnu internationalement, même s’il restait combattu militairement et politiquement. Le risque d’explosion de la Libye, tout comme le risque de déstabilisation et de la nation libyenne, d’influence étrangère. Régime de Sissi en Egypte : risque que les turbulence libyennes est grand et risque d’atteindre l’Egypte, tout comme l’Algérie. Le représentant demande à l’Union africaine de maintenir l’unité. Le Secrétariat général de l’ONU soutient pleinement l’action de l’organisation dans ses actions et sa volonté de maintenir la paix et la stabilité en Libye. La Libye est fragile, car le pays est dans un processus de reconstruction, qui s’annonce très long. La situation actuelle, avec la mort du maréchal Hafta, exige des discussions profondes et des accords généralisés. Tous les sujets doivent être mis sur la table : il n’est plus possible d’avoir des tabous dans la région. »

Une attaque chimique au gaz sur des civils au Sud-Soudan

Plus tard dans l’après-midi, le Conseil de Sécurité de l’ONU a décidé de se réunir en urgence suite à une crise majeure au Sud-Soudan. Des civils ont subi des attaques chimiques au gaz. Il a donc été décidé de l’envoi de deux chefs d’Etat de l’Union africaine au Conseil de sécurité, pour porter une assistance et une expertise dans leurs travaux : le Sud-Soudan et la République Démocratique du Congo.

– Arthur Levasseur

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