#LyonMUNxJeanMoulinPost – Le rôle des organismes multilatéraux dans la crise du Covid-19.

Du 5 au 10 avril retrouvez le LyonMUN en collaboration avec le Jean Moulin Post pour un nouvel article chaque jour sur le thème général de l’édition 2021 : « Façonner le futur du multilatéralisme : rester unis dans un monde divisé. »

La crise sanitaire dans laquelle le monde est submergé depuis plus d’un an a eu des conséquences significatives tant dans les pays en développement que dans les pays développés. Divers organismes multilatéraux sont intervenus dans différents domaines, dont les plus importants sont l’économie et le domaine de la santé, afin de contrer les effets négatifs de la crise et préparer le monde vers une vie post-covid.

L’intervention des organismes multilatéraux dans le domaine économique.

La crise sanitaire mondiale a provoqué la pire crise économique que le monde ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale entraînant une demande de financement urgente sans précédent. Ainsi, des différents organismes multilatéraux ont dû réagir de manière rapide et ponctuelle pour aider les Etats à faire face à ces nouveaux défis économiques. Le Fonds Monétaire International (FMI) est l’organisme qui a offert le plus d’aides aux Etats les plus affectés. En effet, depuis mars 2020, à peu près 70 pays, dont de nombreux ont de faibles revenus, ont reçu une aide financière grâce aux instruments du FMI créés pour répondre à des besoins urgents de financement causés par des catastrophes naturelles (pandémies, séismes ou ouragans) : la facilité de crédit rapide et l’instrument  de financement rapide. Ainsi la Banque mondiale et les autres banques multilatérales de développement ont également prévu des financements d’urgence de 200 milliards de dollars, avec le soutien notamment du FMI, à destination des pays émergents et en développement.

Logo du Fonds Monétaire International, à Washington.
Logo du Fonds Monétaire International, à Washington. (Reuters)

Ces actions se sont plutôt axées sur les pays en développement afin de les aider à faire face à la dégradation de leurs balances de paiement et aux déséquilibres budgétaires et extérieurs engendrés par la crise. Par exemple, le FMI a approuvé une aide d’urgence de 4,3 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud, pays dont l’économie, déjà faible, s’est encore plus affaiblie par la pandémie. Les actions de la Banque Mondiale, des diverses banques de développement et du FMI se complètent de manière efficace et permettent d’envisager le développement durable des pays les plus affectés par la crise économique et de résoudre les déséquilibres économiques auxquels ils font face.

L’action de l’Organisation Mondiale de la Santé dans la crise du Covid-19

L'organisation mondiale de la Santé, basée à Genève, est mobilisée par la pandémie du covid-19.
L’organisation mondiale de la Santé, basée à Genève, est mobilisée par la pandémie du covid-19. © Fabrice Coffrini AFP/Archives

Après l’épidémie de la grippe aviaire de 2004, l’Assemblée générale des Nations
Unies a confié à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) une forme de “gestion des crises sanitaires” consacrée par la révision du Règlement sanitaire international (RSI) de 2005. Dès les premières apparitions de la Covid-19 dans la province de Wuhan en Chine, l’OMS s’est investie de manière active à la gestion du virus et à l’investigation de ses potentiels risques au niveau mondial. Le 30 janvier 2020, il déclare l’expansion du Covid 19 comme une émergence sanitaire à préoccupation internationale pour finalement la qualifier de pandémie le 13 mars 2020. Depuis la déclaration de la pandémie, le rôle de l’OMS est devenu primordial dans l’investigation des origines du virus, des traitements des malades et dans la création du vaccin. Par exemple, en janvier, une douzaine d’experts internationaux ont été envoyés en Chine par l’OMS afin de connaître les origines du Covid-19. Ces experts ont présenté le 30 mars, à Genève, leurs conclusions dans lesquelles ils privilégient l’hypothèse d’une transmission du virus à l’être humain par un animal intermédiaire. Néanmoins, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’OMS, a réclamé qu’une enquête soit réalisée sur l’hypothèse d’une fuite du virus d’un laboratoire chinois malgré les entraves des autorités chinoises , en effet, il a critiqué le manque d’accès aux données de la Chine. Plus récemment elle a dénoncé la “lenteur inacceptable” de la vaccination en Europe illustrant l’importance symbolique de ces paroles. Cela dit, les moyens que l’OMS possède sont assez limités et elle ne peut pas “arrêter” le virus à elle-seule puisque la gestion de la crise sanitaire recquiert un travail de collaboration entre les Etats membres. Pour autant, si elle ne possède que des moyens limités, elle continue de jouer un rôle symbolique et important au sein des Etats qui continuent de suivre ses recommandations et de travailler avec elle pour la préparation du monde post- covid.

La préparation du monde post-covid : le programme COVAX

« Personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité » a été la devise de l’OMS depuis le début de la crise sanitaire mondiale de la Covid-19. En effet, la mission de l’OMS a toujours été d’aider les États à construire et accéder aux meilleurs outils possible pour combattre le virus, bien que la répartition des vaccins soit devenue un sujet assez sensible sur lequel l’OMS a dû intervenir afin de garantir l’accès équitable  de tous les pays, notamment des pays les plus pauvres, à une dose de vaccin.

Le COVAX publie la liste d'une première série d'attributions de vaccins
UNICEF / UN0420494 / Krishnan Des travailleurs préparent des boîtes avec le vaccin COVID-19 au département d’emballage et d’expédition à Pune, Maharashtra, Inde, le mardi 23 février 2021.

Le programme COVAX est le pilier du programme Accélérateur ACT dirigé par l’OMS et des partenaires internationaux, pour développer et accélérer l’accès aux outils de lutte contre la Covid-19. Son objectif est de distribuer deux milliards de doses, principalement aux pays les plus pauvres d’ici la fin de 2021, et de vacciner 27% de leurs citoyens afin d’éviter une distribution inégale entre les pays pauvres et les pays développés qui  possèdent déjà le monopole de la fabrication du vaccin. Ainsi, fin février, environ 600.000 doses du vaccin Astra Zeneca ont été livrées au Ghana et 505.000 doses à Côte d’Ivoire. En mars 2021 l’OMS a publié la liste de la première série d’attributions de doses de vaccins dont plus de 100 pays font partie. Le programme COVAX est financé par une majorité des  grandes puissances mondiales dont la France, qui est l’un des principaux financeurs et montre ce que la coopération internationale permet d’atteindre.

 

 

Ivana Garcia

USG – Pôle Presse

 

 

 

Vous souhaitez vous aussi débattre sur le sujet du multilatéralisme ? C’est le thème général du LyonMUN 2021 (Du 20 au 23 mai) Inscrivez-vous dès maintenant sur  mymun.com/muns/lyonmun-2021

 

 

 

Leave a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *