Union africaine : Promouvoir l’aspect continental pour un avenir stable


L’Union africaine se réunissait durant deux jours afin de créer les facteurs de son épanouissement à travers la résolution de « L’agenda 2063 ». Elle est représentée par dix pays, à savoir l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Gabon, la Lybie, le Maroc et l’Ile Maurice. Chacun d’eux, conscient qu’une coopération active ne peut que leur apporter, personne n’a tenté de déstabiliser cette assemblée par un refus de coopération. Plusieurs thèmes ont ainsi été abordé, touchant à la paix, à l’éducation, à l’égalité, à l’économie, à l’intégration continentale, à l’alimentation et au développement durable, aux défis climatiques, aux défis démographiques mais également par la gouvernance. 

 

En matière politique …

Les Etats sont invités à adhérer au Mécanisme africain d’évaluation des pairs (MAEP) afin d’établir une bonne gouvernance continentale. Pour les états en proie à une corruption endémique, un soutien juridique et un accueil sont proposés aux témoins. De même, une pression des Etats est encouragée afin de parvenir à un changement législatif, institutionnel et administratif pour remédier aux institutions défaillantes.

Pour garantir la paix, l’Union africaine prévoit d’élargir le comité exécutif du Conseil de Sécurité afin de résoudre définitivement les conflits régionaux. Une armée temporaire est créée et est composée des armées des Etats membres afin d’apporter une solution militaire tout en favorisant la coopération. Cependant, les cadres précis ont été fixés pour la faire intervenir, protégeant de facto sa possible manipulation. La paix, mise en danger par l’instabilité politique et des conflits étatiques, l’Union africaine propose de créer des foyers locaux diplomatiques, de mener des missions d’observations électorales. Elle déplore son manque de représentativité au sein du conseil de sécurité de l’ONU et œuvre dans ce sens pour rétablir une situation à ses yeux injustifiée, l’ONU étant un organe essentiel au maintien de la paix mondiale.

 

En matière éducative …

Le continent africain souffre d’une fuite des cerveaux, de l’illettrisme et du manque d’insertion professionnelle. C’est pourquoi elle le lit à la fécondité. Une bonne éducation est un facteur essentiel à des grossesses moins nombreuses. De plus, elle œuvre pour la multiplication du numérique sur le continent et souhaite créer un véritable Erasmus africain, cause possible d’une renaissance du panafricanisme et d’un alignement des programmes éducatifs de chaque pays. L’éducation doit aussi permettre l’autonomisation des zones rurales enclavées et la scolarisation des filles.

 

En matières économique et sociale …

L’Union africaine vise à une plus grande coopération. Les infrastructures routières et ferroviaires à construire seront le symbole de ces alliances entre Etats. En effet, l’Afrique ne comporte que 84 000 km de voies ferrées pour une superficie de 30 millions de km2. Relié entre eux, l’Union africaine encourage l’adhésion de tous à une zone de libre-échange continentale complète. Celle-ci étant la finalité d’une intégration économique. La croissance n’en sera ainsi que plus pérenne car elle aboutit à des conséquences politiques, éliminant la probabilité par exemple d’une guerre entre Etats.

Les questions sociales ont été examinées. La notion d’égalité vise à mettre en avant l’égalité des sexes, la protection des minorités et la mise en place d’un âge légal du mariage à partir de 14 ans. Diminuant ainsi les mariages forcés qui subsistent encore ! L’alimentation est un facteur important de bonne vitalité d’un continent. L’Union africaine œuvre ainsi pour la poursuite du plan « Faim Zéro » et de la fin de la sous-nutrition.

 

En matière d’environnement …

De multiples problématiques ont été évoqués. Les villes, en danger face aux défis démographiques se doivent aussi de répondre, à une contrainte écologique. L’agriculture, en plus de parvenir à nourrir les Etats, doit devenir localiste et respectueuse de l’environnement, comme la mise en place de jachère, la technique du « goutte-à-goutte enterré » ou le développement de la permaculture. La protection de la faune et de la flore étant une prérogative phare afin de sanctionner les actes d’écocides, tout comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Tout ceci visant, à apporter une réponse aux défis climatiques à venir.

 

Par cette résolution aux conséquences inédites, l’Afrique envisage bel et bien de rentrer enfin dans le XXIème siècle. Ce continent aux handicaps multiples a en lui une force à puiser, pour peut-être, un jour, détrôner l’empire américain et asiatique de la première marche du podium. Si ce projet est collectif, nous pouvons retenir que certains pays furent des investigateurs clé, comme la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Maroc.

 

Fabien Collette

Leave a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *