La réunion de crise du Conseil de Sécurité des Nations Unies était-il voué à l’échec ?


En cette année 2050, le Conseil de Sécurité des Nations Unis s’est réuni pour résoudre plusieurs problématiques : la montée des eaux menaçant au moins 500 millions de personnes près des côtes ; le terrorisme, dont un attentat de GreenWar ayant touché plus d’une centaine de millier de personnes dans le Nord de l’Europe ; la découverte de souches bactériennes paléolithiques dans le nord canadien suite à la fonte des glaces.

 

Des délégués au comportement profane

Le premier ordre du jour soulevé fut la question des souches bactériennes. En ce début de conseil il est difficile de ne pas remarquer des comportements notables. Notamment de la part de certains pays évoquant « ne pas se sentir concerné par ce problème ». La Chine, première puissance mondiale, a fait honneur à ses principes en votant contre une motion qui ne se rapporte pas à ses intérêts. De son côté, l’Union des Républiques Slaves explique qu’ayant déjà survécu à un germe, l’exploitation des ressources en Antartique reste sa priorité.

Par la suite, la situation prend un abord risible. En effet un temps important a été consacré aux lieux de création de nouveaux laboratoires. Tandis que Israël répète à plusieurs reprise que les ressources nécessaires sont déjà existantes. Le pays sera finalement écouté et compris, mais pendant ce temps les risques sanitaires ont déjà bien évolués. La question de la mise en quarantaine du Canada fut aussi soulevé, est resta pendant longtemps un des principaux problèmes pour établir une résolution. Pourtant, reconnaissant lui même qu’une simple mise en quarantaine des zones touchées pourrait ne pas être suffisant, le Canada refusa, pour des raisons économiques, toute possibilité d’une mise en quarantaine totale.

Les Nations Unis donnent de l’importance à l’OMS avec une résolution finale lui accordant une somme considérable. Mais certaines interventions comme la décision des Etats-Unis d’accorder uniquement à l’OMS 20 millions de dollar mettent sérieusement en question sa prise au sérieux du problème. Pourtant se situant de l’autre côté d’une frontière non physique d’un pays limitrophe.

 

Une présidence aux réactions stériles

Les décisions des délégués ne furent pas à elles seules responsables de la non-adéquation de cette réunion face aux enjeux. En toile de fond, une présidence stérile ne permettait pas de résoudre ces problèmes. On notera tout d’abord l’ignorance du droit à l’erreur des délégués qui ont subis un véritable acharnement quant à leurs choix pronominaux. Alors que ces enjeux ont provoqués des états de stresses compréhensibles aux délégués. C’est donc un véritable acharnement qu’ils ont reçus. Le manque de professionnalisme des présidents a conduit à une perte de temps et par la suite à la non crédibilité des Etats. Nous présenterons par exemple un document interne à la réunion qui soulève le niveau de cet acharnement :

Ce sonnet a été écrit à destination de la présidence. Ce n’est pas l’admiration du délégué envers son président que nous vous invitons à lire mais de l’abus de la position supérieur de la présidence. Ces abus ont été permis par les enjeux politiques. Par ailleurs, ce sonnet fut lu par les délégués face à l’ensemble de l’assemblée.

 

Une liberté de la bafouée

C’est sur un autre sujet que nous finirons cet article alors que sa légitimité est d’avertir la population de l’inaction des Etats et des organisations. C’est ainsi qu’une liberté fondamentale fut bafouée durant l’ensemble de la réunion. Il s’agit de la liberté de la presse. La place de la presse dans le Conseil est difficile à définir. Outre la difficulté de trouver la bonne place où siéger, nous fûmes contre notre grés, relayés aux fond de l’assistance et écartés de l’ensemble du débat. Une intervention est assez explicite pour décrire cette réalité. Il s’agit de l’intervention de l’OMS. Un représentant de l’organisation expliqua que toute information concernant des chiffres ou localisation devrait rester secrète à cause de la présence des médias. Finalement, les Nations Unies veulent cacher la vérité à la population. C’est d’ailleurs ce que souligne cet extrait : « Le professeur Von Zimmel, président de l’OMS, a refusé de faire le moindre commentaire au sujet des conséquences potentielles que pourraient entraîner la propagation de telles souches dans notre environnement sur la santé mondiale ».

 

Les faits parlent d’eux-mêmes : le nombre important de catastrophes se produisant avant la moindre prise de décision souligne une réelle inaction.

Nous vous présentons la regrettable prise d’otage de 10 ambassadeurs de la Sainte Alliance Européenne, à laquelle la rédaction ne donne évidemment aucune légitimité. Cette prise d’otage avait pour objectif avoué de dénoncer cette inaction, et il semble que face à la rapidité du Conseil, il soit compliqué de conclure autrement.

 

Quentin Angely

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