Et pendant ce temps là dans le monde #3

Et pendant ce temps là dans le monde …. Car il est important de se tenir informé, le pôle presse continue à vous proposer une rubrique dédiée à l’actualité internationale, en s’éloignant un peu du Covid-19. 

Au programme : Bernie Sanders se retire des élections présidentielles, condamnation de l’ex-président équatorien pour corruption, l’armée syrienne reconnue pour la première fois responsable d’attaques chimiques, fin de la contribution des Etats-Unis à l’OMS et  crise humanitaire qui perdure au Cameroun. 

Maintien des élections présidentielles aux États-Unis : Bernie Sanders déclare forfait et laisse sa place à Joe Biden. 

Source : Joseph Preziosof

Alors que la crise sanitaire du Covid-19 continue à battre son plein au sein du pays de l’oncle Sam, et oblige de nombreux états fédérés à avoir recours au confinement, les candidats à l’élection présidentielles continuent de mener leur campagne en vue d’accéder, le 20 janvier prochain, au bureau oval. 

Après avoir vivement critiqué la tenue d’un scrutin dans le Wisconsin en dépit de la crise sanitaire, Bernie Sanders, sénateur du Vermont et candidat démocrate aux élections présidentielles, considéré comme principal opposant de Trump à la fois sur le plan idéologique et politique , abandonne la course aux élections présidentielles de 2020. Il laisse donc l’investiture à son concurrent démocrate Joe Biden, qu’il qualifie “d’homme bien” et appelle ses électeurs à le soutenir durant ces prochaines élections. “Ce fut une décision difficile et pénible” souligne-t-il, en précisant que ses partisans et électeurs eurent et continueront d’avoir “un impact profond sur notre nation”

L’ex-président équatorien condamné pour corruption

Source : Tico Times

Ce mardi, alors qu’il s’était réfugié en Belgique, l’ex-président équatorien, Rafael Correa, a été condamné à huit ans de prison par la justice équatorienne en première instance pour corruption sur la période de sa présidence (2007-2017). Dix-sept autres de ses collaborateurs ont écopé de la même peine, dont l’ancien vice-président purgeant déjà une peine de six ans pour avoir reçu des pots de vins d’une grande entreprise de constructions.

“Je connais le processus et ce que disent les juges, c’est du MENSONGE. Ils n’ont absolument RIEN prouvé. Témoignage complètement faux, sans preuves”, déclare sur Twitter Rafael Correa, l’ex-président, qui s’estime être victime d’une persécution politique avec la complicité de magistrats.  

L’armée syrienne reconnue pour la première fois responsable d’attaques chimiques

Source : John Thys/AFP

Dans un rapport publié le mercredi 8 avril, l’OIAC (Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques) a conclu qu’il existe “des motifs raisonnables de croire que les auteurs de l’utilisation du sarin comme arme chimique à Latamné les 24 et 30 mars 2017 et de l’utilisation du chlore comme arme chimique le 25 mars 2017 étaient des individus appartenant à l’armée de l’air arabe syrienne”. En somme, le gouvernement syrien aurait lâché des bombes chimiques sur son propre sol. Ce dernier dénie toute implication dans de tels actes, qui ont fait une centaine de victimes. L’OIAC précise quedes attaques d’une telle nature stratégique n’ont pu avoir lieu que sur ordre des plus hautes autorités du commandement militaire de la République arabe syrienne”

Le directeur de l’OIAC, Fernando Arias, rappelle cependant que son organisation n’étant pas un organe judiciaire, il incombe à la communauté internationale, et du Secrétaire-Général de l’ONU de “prendre toute autre mesure qu’ils jugent nécessaire” pour condamner de tels actes. 

Suspension du financement des Etats-Unis destiné à l’OMS : entre impulsivité de Donald Trump et réalité stratégique

“Nous allons suspendre le versement des sommes destinées à l’OMS”. 

Source : Midilibre.fr

Au cours d’une allocution délivrée à Washington le 7 avril, Donald Trump accuse l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’être au courant depuis “des mois” de l’existence et de l’impact qu’aurait l’actuel Covid-19 sur les populations, et juge l’action de l’organisation supranationale trop favorable à la Chine par rapport aux sommes qui lui sont allouées par les États-Unis. Toutefois, peu après Donald Trump semble revenir sur ses pas, précisant que ce n’était pour l’instant qu’une volonté d’examiner une telle possibilité. 

Afin de mieux comprendre, il est important de préciser que les contributions des États membres de l’OMS s’articulent autour d’une contribution “fixée” – correspondant à la cotisation que chaque État verse à l’OMS en fonction de sa “fortune nationale” pour en être membre ; et les contributions “volontaires” que les États peuvent verser en plus de la cotisation fixée sur la base du volontariat. Il n’est donc pas étonnant que les États-Unis, première économie mondiale enregistrant un PIB avoisinant les 21 345 milliards de dollars en 2018, soient l’État membre qui contribue le plus à l’organisme – la Chine étant avec un PIB à 14 217 milliards de dollars en 2018. 

Cameroun : une crise humanitaire négligée

Source : The New Humanitarian

Selon le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, « Un Camerounais sur six a besoin d’aide humanitaire, de protection, soit 4,3 millions de personnes, notamment des enfants et des femmes »

Depuis novembre 2019, une recrudescence de la violence dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a coûté la vie à plusieurs personnes au Cameroun dont 15 enfants et deux femmes enceintes. Cette attaque marque un épisode choquant dans la crise qui touche le pays depuis bientôt quatre ans. Malgré les interventions constantes, les organisations humanitaires peinent à répondre aux besoins croissants des civils alors que le conflit entre le gouvernement et les groupes pro-indépendantistes continue à prendre de l’ampleur dans les régions anglophones du Cameroun. Aujourd’hui, ce conflit compte près de 3000 morts. Environ 900 000 personnes se retrouvent dans abri alors que 60 000 ont fui vers le Nigeria voisin. 

La crise a un impact sur les civils qui va au-delà des violences ; un impact sur la santé physique et mentale, sur l’emploi ainsi que l’éducation des jeunes camerounais. Insécurité, peur, incertitude du futur sont les conséquences auxquelles cette population doit faire face et en dépit des chiffres alarmants, cette crise humanitaire et de déplacement de personnes reste la plus négligée au monde.

 Priyanka Appadoo,  Maïlys Ghazaouir & Ambre Mathieu 

Press Team




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